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sommaire RAPIDE

Le chemin des Dames ... Les Fusillés pour l'exemple de 1914/1918 ...  Le coût abyssal de la Grande Guerre ... Vers le pouvoir absolu ... La nuit des Longs Couteaux ...  C’est Pétain qu’il nous faut ! ...  Rethondes, clairière de l'Armistice ... La ligne de démarcation ... L’armée d’Hitler ... L'armée française de l'Armistice ...  Produire pour le Reich ... Les travailleurs français dans les usines allemandes ... Le pillage de l’Europe. Les œuvres d’arts volées par les nazis ... La répression en France 1940/1945 ... Le Service du Travail Obligatoire (STO) ... Le BOA et l'EMFFI, parachutages sous l'Occupation ... La Résistance française, une histoire périlleuse ... Combien étaient-ils ? ...  Les gendarmes dans la Résistance ...  Remy, agant secret de la France Libre ... Le Général de Bénouville ... D'une Résistance, l'autre ...  Les Malgré Nous ... L'épuration 1944/1949 ...  Le camp de Compiègne-Royallieu ... Le Statut des Déportés et Internés de la Résistance ... La déportation/répression ... Les déportés de l’Isère (1942/1943/1944) ... La déportation/répression en Alsace/Moselle ... La déportation des Républicains Espagnols ... Nuit et Brouillard, l’opération terroriste nazie ... Les « NN » de France ... La persécution des Juifs ... L'opération "Euthanasie" ... Le génocide des Tsiganes ... L'horreur du Gouvernement Général ... L'opération "Lys d'Or" ... 

SOMMAIRE ILLUSTRÉ

D'après Denis DefenteLe chemin des Dames
Après 32 mois de conflit, le Général Nivelle présente l'offensive d'avril 1917, avant même qu'elle ne débute, comme "victorieuse et décisive". Après quelques jours de combats, les pertes sont d'autant plus effroyables qu'elles contrastent avec les promesses d'une victoire certaine. La grogne va gagner les poilus des tranchées. Après le chemin des Dames, la stratégie militaire adoptera les "coups de mains" propre à user l'adversaire et abandonnera la guerre par "ruées irrésistibles".

Les Fusillés pour l'exemple de 1914/1918
Tout au long de la guerre, une justice d'exception fut accordée au Haut Commandement de l'armée. Tout d'abord à Joffre, en 1914, lors de l'offensive victorieuse allemande de la Marne, puis à Pétain, en 1917, après les mutineries faisant suite à l'offensive désastreuse du Chemin des Dames. Contrairement à une légende tenace, c'est en 1914, et non en 1917, qu'il y eut le plus grand nombre de "fusillés pour l'exemple". Au total, sur toute la durée du conflit, ils furent 600 à être exécutés.

D'après Jean Jacques Becker (Editions Que Sais-je")Le coût abyssal de la Grande Guerre
1.383.000 morts. Des veuves, des orphelins ou des mutilés par centaines de milliers. Une génération entière sacrifiée. Des dizaines de milliers de monuments aux morts érigés. Un pays dévasté, particulièrement dans le Nord où "on dirait qu'un cataclysme est passé". Que ce soit en terme humain ou avec une approche de gestion, la "facture" de la Grande guerre va avoir une influence durable sur l'économie française comme sur la vie sociale et politique de l'entre-deux-guerres.

D'après "Hitler" de Ian Kershaw !Vers le pouvoir absolu

 Adolf Hitler va, de 1918 à 1938, effectuer une longue marche vers le pouvoir total. Utilisant habilement la rancoeur du peuple allemand à l'égard des conséquences imposées par le Traité de Versailles, ce cheminement, constamment aidé âr des circonstances exceptionnelles, va mettre en évidence l'intelligence manoeuvrière, l'obstination, le charisme, la puissance dialectique et le goût de la violence du personnage.

D'après "Hitler" de Ian Kershaw !La nuit des Longs Couteaux

Durant ce cheminement, Hitler devra souvent faire preuve d'une féroce brutalité, y compris à l'encontre de ceux qui l'ont aidés, tels Ernst Röhm et la S.A. Cette dernière, à qui il doit en majeure partie sa "naissance" politique a pris une telle importance qu'elle devient un danger potentiel. Cet obstacle, Hitler va le briser, sans états d'âme et en exploitant à fond les rivalités de personnes, lors de la sanguinaire "nuit des longs couteaux".

D'après Gustave Hervé (1936)C’est Pétain qu’il nous faut !
1936, le Front Populaire est au pouvoir. Les soubresauts de la vie politique française favorisent l'éclosion de groupes de pression pensant que le "mal français" remonte à la Révolution et préconisant le recours à "un ordre nouveau". Parmi eux, un "cercle", se déclarant "socialiste-national", propose un régime "autoritaire et plébiscitaire" (!?) avec, à sa tête un chef de l'Etat, le Maréchal Pétain, dotés des pouvoirs les plus étendus, voire les plus discrétionnaires.

Source Internet et "La vie du Rail"Rethondes, clairière de l'Armistice
Rethondes est, pour les Français, le lieu où, le 11 novembre 1918, "le criminel orgueil de l'Empire Allemand (fut) vaincu par les peuples libres qu'il avait essayé d'asservir" Pour les Allemands, l'endroit, à l'instigation du Führer lui même, symbolise la revanche, celle du 21 juin 1940, jour où la France, battue, capitule. C'est aussi le site qui, le 11 novembre 1950, va reprendre sa configuration initiale d'après la "Der des Der", à l'époque inaugurée par le Maréchal Foch.

D'après Eric AlaryLa ligne de démarcation 
La défaite venue, la France est divisée en deux. D'un côté la zone occupée, de l'autre la zone dite "libre". Le déséquilibre socio-économique entre les deux a facilité une pression permanente sur le gouvernement de Vichy, tant pour l'application des institutions nationales que pour le passage des marchandises et des personnes. Une barrière surveillée, contrôlée, dangereuse à franchir clandestinement mais cependant perméable grâce aux réseaux de Résistance aidés des cheminots ainsi qu'aux filières de passeurs.

D'après le livre d'Omer BartovL’armée d’Hitler
1940, la Wehrmacht surprend par sa modernité, son équipement, son choix tactique de la guerre de mouvements appuyée par les blindés et l'aviation. Fin 1941, elle est en déroute sur le front de l'Est. Sa puissance matérielle initiale fait alors place à une conception brutale et fanatique du combat autorisant les pires actes de barbarie. Les officiers et la troupe se rallient, comme la nation, à la vision nazie de la guerre faisant de l'Allemagne le "rempart contre le bolchévisme"

L'armée française de l'Armistice

De 5 millions d'hommes à l'aube de 1940, l'armée d'armistice, quelques mois plus tard va être réduite à 100.000 avec pour seul rôle de "maintenir l'ordre". Lors de la Libération de la France en 1944, l'on doit à bien des militaires d'active et de réserve - au delà des actions de Résistance (cache d'armes et de matériels, réseaux de renseignements ...) de certains de ceux qui ont fait partie de l'armée d'armistice - d'avoir conduit de nombreuses actions de guérilla destinées à "fixer" les unités ennemies.

Produire pour le Reich
Toutes les pressions imaginables, qu'elles se soient exercées directement par les services de l'économie de guerre du Reich (Maréchal Goering), du responsable de la production de guerre allemande (Albert Speer - photo avec Adolf Hitler), du coordonnateur général de la main d'oeuvre (Fritz Sauckel) ou par l'intermédiaire du gouvernement de Vichy, ont concouru à mettre notre production industrielle et agricole, notre main d'oeuvre et nos stocks, à la disposition de l'économie de guerre nazie.
 

D'après Jacques Evrard (1972) et Mémorial de la DéportationLes travailleurs français dans les usines allemandes
Autour du livre témoignage de Jacques Evrard, l'analyse de l'enchaînement ayant conduit près de 900.000 travailleurs français dans les usines allemandes de 1940 à 1944. Du volontariat aux différents plans Sauckel, de l'offre tentatrice d'avantages à l'engagement, présenté comme civique, dans la "Relève", de la réquisition au Service du Travail Obligatoire (STO), tout fut mis en oeuvre pour permettre à l'industrie de guerre allemande d'assurer sa production.
 

D'après le livre de Lynn H. NicolasLe pillage de l’Europe. Les œuvres d’arts volées par les nazis
Par antisémitisme aussi bien que par dogmatisme culturel, l'organisation "Rosenberg" va piller, saisir (c'est ainsi que Goering va constituer "sa" collection !), voler, revendre et détruire des milliers d'oeuvres d'art dans les musées et collections privées. A la Libération, un corps spécial "d'officiers des monuments" (dont fera partie Rose Valland, conservatrice du Musée du Jeu de Paume durant le conflit) va s'efforcer de rechercher et localiser ce patrimoine dispersé.
 

D'après le Colloque de CaenLa répression en France 1940/1945 
Une note tirée du compte rendu du Colloque de Caen des 8/10 décembre 2005  ainsi que du livre "Les Fusillés". Tout ceci permettant de faire le point sur ce sujet en étant, notamment, plus précis sur les "fusillés", catégorie de victimes regroupant les fusillés après un jugement allemand ou italien, les fusillés après un jugement de la Cour Martiale de la Milice, les guillotinés après un jugement du Tribunal d'Etat de Vichy et les fusillés par représailles ou otages.

D'après le livre de Jean Pierre HarbulotLe Service du Travail Obligatoire (STO)
Jean Pierre Harbulot, dans le cadre d'une thèse de Doctorat, fait, 30 ans après Jacques Evrard, un bilan du STO. Volontaires, requis, réfractaires, les distinctions restent souvent malaisées. Il illustre ses recherches en reproduisant le carnet de bord d'un requis qui fait bien ressortir les conditions de vie d'un STO. Conditions qui sont à rapprocher des difficultés qu'ont eu, pendant bien des années, les anciens STO à positionner le souvenir de leur réquisition par rapport au statut des Déportés. 

Le BOA et l'EMFFI, parachutages sous l'Occupation
L'Occupation engendra la Résistance. Mais pour que celle-ci perdure, encore fallait-il pouvoir lui apporter aide matérielle et soutien tactique. C'est ainsi que se constitua un "empire des ténèbres" qui, notamment, avec le Bureau des Opérations Aériennes (BOA) ou l'Etat Major des Forces Françaises de l'Intérieur (EMFFI), va permettre de relier en permanence la Résistance avec l'Angleterre, comme, après le 6 juin 1944, de coordonner les actions de sabotage et de guérilla avec la marche des unités alliées.

La Résistance française, une histoire périlleuse
Au sein du Comité d'Histoire de la Guerre (CHG 1945/1951) puis du Comité d'Histoire de la Seconde Guerre Mondiale (CH2GM, 1951/1978), Henri Michel, entouré d'un cénacle de personnalités (et grâce à des délégués régionaux) va rassembler de nombreux témoignages d'acteurs de cette période. Intégré au CNRS dans l'Institut de l'Histoire du Temps Présent (IHTP), le CH2GM permet aux historiens et à l'aide de nombreux documents, de pouvoir commencer à écrire "l'Histoire de la Résistance".

Combien étaient-ils ?

Des statistiques tirées du Dictionnaire Historique de la Résistance et qui sont, en partie, indicatives. Car les questions demeurent : "Comment compte t-on ?" et "Qui compte t-on ?" Ce qui est sûr, c'est que tous les clandestins (réseaux, mouvements, maquis ...) n'ont pu agir et survivre que grâce à la complicité et à l'aide de la population qui abritait, nourrissait, cachait et qui, souvent, a subi le même sort que les Résistants actifs au cours des actions des forces de répression.

D'après Pierre AccoceLes gendarmes dans la Résistance
Ce corps de l'armée d'armistice, qui fut le premier reconstitué lors de l'Occupation, a été un acteur parfois clé, de la Résistance. Au point que parmi ses membres, on va compter 4 Compagnons de la Libération et 360 Médaillés de la Résistance Française. Une action rendue possible de part la naturelle discrétion de ce corps épaulé par des officiers, souvent anciens décorés et blessés de 14/18, et des dirigeants, tel Pierre Serignan, qui les défendront en toutes circonstances. 

D'après le livre de Guy PerrierRemy, agent secret de la France Libre
Chef du réseau "Confrérie Notre Dame" (CND, puis CND Castille), Remy fut un extraordinaire agent secret" qui a procuré au BCRA et aux anglais une masse importante d'informations telles les mouvements des croiseurs, le plan du mur de l'Atlantique, la localisation d'une station radar de Normandie.... Sur 1540 membres de CND, 537 furent arrêtés et 257 d'entre eux furent tués ou moururent en déportation. Quant à Remy, il échappa miraculeusement à la traque dont il fut l'objet de nombreuses années durant.

Le Général de Bénouville
Un homme de foi, d'un extraordinaire courage et à la fidélité rugueuse. Adjoint d'Henri Frenay, alors à Londres, il va croire utile, avec Jacques Baumel, d'envoyer René Hardy appuyer Henri Aubry à la réunion organisée par Jean Moulin à Caluire. Une version des évènements dit que Hardy, "retourné" par Klaus Barbie, est la cause du désastre de Caluire. D'où la responsabilité indirecte de De Bénouville. Une autre version crédite les allemands d'une traque réussie de Jean Moulin, repéré et filé depuis plusieurs jours.

D'après le livre de Pierre LefrancD'une Résistance, l'autre
Pierre Lefranc, lycéen, proteste à l'Arc de Triomphe le 11 novembre 1940. Condamné à un mois de prison, il va, en réalité en mettre 7 pour arriver en Ecosse via les prisons espagnoles, le camp de Miranda, le Portugal, Casablanca et Gibraltar. Après une formation intensive au "cadets", c'est le parachutage dans l'Indre, l'intégration dans un maquis, des actions de guérilla, puis, à la Libération, la 1ère Armée. Pour terminer, par la suite, dans les pas et près du Général de Gaulle.

Les Malgré Nous
132.000 Alsaciens/Mosellans ont été incorporés de force dans l'armée allemande. Répartis au sein de toutes les unités combattantes y compris dans la Marine ou les SS. Souvent isolés, marginalisés, ils n'ont que peu d'espoir de "s'en sortir".  Ceux qui ratent leur désertion sont fusillés tandis que ceux qui la réussissent ou qui sont fait prisonniers risquent de se faire tuer par horreur d'un uniforme. La terre russe engloutira la quasi totalité des 42.000 morts "Malgré Nous".

L'épuration 1944/1949
L'épuration atteindra la société civile comme l'administration, la classe politique comme le monde économique. Cependant, en 2007, pas plus qu'en 1968, il est possible de certifier l'exactitude de toutes les statistiques figurant dans cette étude. Il est cependant possible d'admettre que ce travail de documentaliste sur des archives multiples approche, au plus près, la vérité historique, y compris pour les exécutions sommaires, que les révisionnistes n'hésitent pas parfois à multiplier par dix.

Le camp de Compiègne-Royallieu
Compiègne-Royallieu fut, de juin 1941 à août 1944, le seul camp de transit établi en France à dépendre directement du S.D allemand. 28 convois (transportant 37.285 déportés) partiront de ce camp français à destination de 7 camps de concentration. Parmi ces convois, il en fut de "célèbres" (convoi des 4.500, convoi des tatoués, Train de la mort) du fait des épreuves exceptionnelles subies par les déportés soit au cours du voyage, soit à l'arrivée dans les camps de destination.

  répression et déportation

 

Le Statut des Déportés et Internés de la Résistance
Les lois du 6 août 1948 et du 19 juillet 1954 ont fixé le cadre juridique permettant d'être reconnu Déporté-Résistant ou Interné-Résistant.

D'après le Mémorial de la DéportationLa déportation/répression
Si la "déportation persécution" trouve son essence dans le refus de reconnaître à l'autre son identité, sa race ou ses croyances, la "déportation répression", quant à elle, fut un des moyens employés pour éliminer tous les autres adversaires du régime totalitaire nazi (Résistants, otages, syndicalistes, communistes ...). L'une comme l'autre furent mises en oeuvre avec une brutalité totale. Une analyse (avec glossaire et statistiques) tirée du Mémorial réalisé par la Fondation de la Mémoire de la Déportation.

D'après le livre publié par le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'IsèreLes déportés de l’Isère (1942/1943/1944)
Un ouvrage magnifique réalisé par le Musée de la Résistance et de la Déportation de Grenoble et où convergent les deux mémoires de la Déportation avec les 1.376 déportés "répression" réunis au 873 déportés "persécution" de la liste de Serge Klarsfeld. A noter que cette convergence a aussi été le fil conducteur dans la Drôme. En attendant ailleurs ... Focus sur Fort Barreaux, Centre de Séjour Surveillé (CSS) et le comportement inadmissible des détenus de droit commun

D'après le Mémorial de la DéportationLa déportation/répression en Alsace/Moselle
Les deux départements alsaciens (Haut Rhin et Bas Rhin) et celui de la Moselle ayant été annexés, le Gauleiter Wagner ouvre d'abord à Schirmeck un camp de "rééducation" pour les opposants au Reich et notamment à l'incorporation dans la Wehrmacht. Puis un camp de concentration sous autorité SS à Natzweiller-Struthof qui allait recevoir 47.000 détenus dont 1.464 Alsaciens Mosellans (A rapprocher des 6.059 déportés en camps de concentration qu'ont connus les trois départements annexés.)

D'après le Mémorial de la DéportationLa déportation des Républicains Espagnols
A la fin de la guerre civile, nombre d'espagnols arrivent en France. En juin 1940, près de 8.000 d'entre eux intègrent l'armée française. La défaite venue, les nazis vont d'abord les considérer comme prisonniers de guerre avant de les déporter vers Mathausen. Comme ils avaient été déchus de la nationalité espagnole par Franco, ils y portaient le triangle bleu des apatrides. Sur près de 7.000 déportés, ils ne seront qu'un peu plus du quart à rentrer de leur "voyage" en enfer.

D'après Carol Jonca et Alfred KonelzkyNuit et Brouillard, l’opération terroriste nazie
Analyse du livre de Karl Jonca et Alfred Konieczky. De la mise en coupe réglée de nos stocks de matières premières comme de la saisie massive de produits alimentaires, à la naissance de la Résistance et à sa répression. Et à l'adoption de la procédure "NN", destinée à rayer des mémoires, au sens propre et par des conditions terribles de détention (exemple des 819 "NN" exécutés le 30 janvier 1945, à la prison de Sonnembourg), l'existence même d'êtres humains.

D'après le Mémorial de la DéportationLes « NN » de France
C'est la volonté du Führer ... que lors d'attaques effectuées dans les pays occupés contre le Reich ... il soit procédé ... avec d'autres moyens que jusqu'à présent ... les peines de privation de liberté ... sont pour de tels actes regardées comme des signes de faiblesses. Un effet de frayeur efficace et durable ne peut être atteint que par la peine de mort ou par des mesures propres à maintenir les proches ... dans l'incertitude sur le sort des coupables" (Lettre accompagnant le décret Keitel du 12/12/1941)

  persécution et déportation

D'après le Mémorial de la DéportationLa persécution des Juifs

La "chasse" aux Juifs, responsables de tous les maux allemands, est d'abord théorisée par Hitler dans "Mein Kampf" avant de prendre peu à peu la forme de vexations et violences physiques quotidiennes. Puis, en une dizaine d'années, sous l'effet d'un pouvoir absolu, jamais contesté en Allemagne, antisémitisme et eugénisme vont se traduire par des réalités monstrueuses où la seule faute des suppliciés était de ne pas correspondre aux critères du "nazi idéal".

D'après le Mémorial de la DéportationL'euthanasie sur une grande échelle

Ce "nazi idéal" doit être "sain" jusque dans ses gênes. Son existence ne peut donc s'accommoder avec celle des schizophrènes, épileptiques, faibles d'esprit, séniles, paralysés incurables, hospitalisés à long terme, aliénés .... Il en va, comme le rappelle à satiété la propagande officielle "de la conception morale et religieuse de la vie" ! C'est ainsi que va se mettre en place un programme d'euthanasie (pudiquement appelé "T4") regroupant six instituts, répartis sur tout le territoire allemand, dont l'objectif va être d'éliminer, par tous moyens, même les plus effroyables, ces "indésirables".

D'après le Mémorial de la DéportationLe génocide des Tsiganes

Les ennemis de l'Etat ou "les nuisibles au peuple" englobent, outre les juifs, les communistes, les socialistes et les francs-maçons, tous les groupes sociaux faibles ou minoritaires, mal vus de la population et marginalisés. A l'image des homosexuels, des mendiants, des antisociaux ou encore des Tsiganes dont on va purement et simplement organisé le génocide.

D'après le Mémorial de la DéportationL'horreur du Gouvernement Général

Le "summum" dans le degré de cette persécution revient, sans conteste, à l'accumulation des exécutions perpétrées dans le territoire du "Gouvernement Général". Un "état" dans l'état, dominé par des bourreaux et où l'individu n'avait aucun droit, sauf celui de disparaître. Une zone laboratoire de l'horreur où, après les gazages dans le cadre de l'opération "euthanasie", ceux dans des fourgons de camion à partir des gazs d'échappement, les fusillades des "Einzatsgruppen", vont être construits tous les camps d'extermination des juifs d'Europe. 

 D'après le Mémorial de la DéportationL'opération "Lys d'Or"
A l'image de la férocité des nazis ayant mis en oeuvre l'exécution massive des Juifs, Tsiganes Slaves ... comme hissé à la banalité du quotidien tortures, fusillades, pillage généralisé, déportation en camps, les japonais ont fait preuve de tout autant d'ignominie dans les territoires qu'ils ont occupé. Ainsi de l'opération Lys d'Or. Des faits encore mal connus du fait des nécessités géo-politiques de l'après guerre qui ont conduit les vainqueurs a, pratiquement, exonéré le Japon de toute responsabilité face à l'Histoire ! 

 pour aller plus loin, voir aussi les pages
"bibliographie" et "liens & adresses"
 
 
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